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La psychose chez les jeunes : trouver l’aide dont tu as besoin

Si tu souffres de symptômes psychotiques, il peut être difficile de trouver l’aide appropriée. Je te décrirai à quoi peuvent ressembler ces symptômes, comment peuvent-ils être ressentis et te parlerai de l’importance d’aller chercher une aide le plus tôt possible. Finalement, je t’informerai sur les ressources qui s’offrent à toi, à Montréal.

Plusieurs personnes décrivent leur expérience psychotique comme une incertitude face à ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Tu peux par exemple voir ou entendre des choses que les autres ne voient ou n’entendent pas. Souvent, tu ne te sens simplement « pas bien », ou « différent ». Tes pensées peuvent être embrouillées ou confuses, ce qui pourrait même aller jusqu’à te donner la sensation d’avoir de la difficulté à penser. Tu peux avoir certaines préoccupations étranges ou te sentir inquiet que certaines personnes puissent lire dans tes pensées. Tu peux te sentir extrêmement découragé (sans espoir), anxieux, triste ou apeuré. Les pensées suicidaires peuvent également être fréquentes. Finalement, tu peux penser ou agir différemment de la normale.

Rappelle-toi que nous décrivons ici les symptômes de la psychose et non d’une maladie spécifique. Souvent, ces symptômes apparaissent au cours d’une période particulièrement stressante de ta vie. Ils peuvent être associés à un trouble au niveau psychologique ou physique comme la dépression, une brève psychose réactionnelle, un trouble bipolaire, une psychose organique, un trouble délirant, une psychose médicamenteuse, la schizophrénie, le trouble schizophrénique et un trouble schizoaffectif.

Le moment est très important.

Si tu crois avoir des symptômes psychotiques, avoir recourt à une aide le plus tôt possible favorisera de manière considérable tes chances de prévenir une récidive et d’assurer une récupération complète, peut importe le type de maladie provocant ces symptômes. Avant de devenir trop inquiet par la cause de ces symptômes, va chercher une aide pour gérer tes symptômes immédiatement. Un des problèmes liés aux psychoses est que l’accumulation des épisodes psychotiques augmente les impacts négatifs sur ta confiance et ton estime de toi, ce qui peut, entre autres, amener à la dépression. Un autre problème est qu’un épisode psychotique peut te laisser dans un état de panique ou de peur constante qui pourrait éventuellement t’isoler de tes amis ou de ta famille. Les symptômes psychotiques arrivent souvent pour la première fois à la fin de l’adolescence ou au début de la vingtaine, période critique dans le développement de ton identité. C’est à cette période, par exemple, que tu planifies ton cheminement professionnel, ton premier déménagement en appartement, ou que tu commences à figurer et à affirmer qui tu es réellement. Faire face à des symptômes psychotiques à cette période de vie est extrêmement perturbateur. C’est pour cette raison qu’il existe plusieurs services pour les jeunes à risque ou qui ont eu un premier épisode psychotique. L’accès à ces services le plus tôt possible est le meilleur moyen pour toi de rester sur la voie d’un avenir sain et productif.

Une intervention précoce prévient les perturbations avec la famille, les amis, l’école et le travail. Cela ne veut pas dire que la récupération (ou une amélioration) n’est pas possible à un stade ultérieur, par contre le cheminement s’avère plus difficile à cause des impacts des symptômes psychotiques sur les différentes sphères de ta vie: identité, santé psychologique, vie sociale, emploi, etc.

Il y a une bonne nouvelle. Avec un traitement approprié et effectué tôt, plusieurs personnes récupèrent très bien. Si tu es un adolescent ou un jeune adulte (normalement entre 14 et 30 ans) et que tu as des symptômes psychotiques pour la première fois, tu devrais consulter dans une Clinique Premier Épisode de Montréal. Avant toute chose, il y a un protocole de base qui permettra de te référer à la clinique appropriée. Il a également quelques démarches alternatives dont je parlerai plus tard. Voici les informations nécessaires pour aller chercher l’aide appropriée :

(Notes bien, si tu es en plein milieu d’un épisode psychotique et que tu as besoin d’aide dans l’urgence, tu devrais contacter le 911 ou te rendre à l’urgence de l’hôpital le plus proche)

  1. Prendre rendez-vous avec un agent d’un service de santé de première ligne. Ce peut être avec ton médecin de famille, un psychiatre, un travailleur social ou un thérapeute. Ce peut aussi être dans un CLSSS ou un CLSC
    Pour trouver le CLSC de ton quartier, clique sur ce lien :
    http://www.santemontreal.qc.ca/ou-aller/centres-de-sante-et-de-services-sociaux-csss/
  2. Décrire tes symptômes. L’agent de première ligne t’évaluera. Demande à avoir accès à une Clinique Premier Épisode – faisant partie des services de santé de deuxième ligne – qui est davantage spécialisée et mieux équipée à tes besoins de jeune adulte qui a récemment vécu une expérience de symptômes psychotiques. Le répondant du service de première ligne remplira un de ces formulaires :
        • Note bien que les étapes 1 et 2 sont normalement les étapes les plus fastidieuses. Effectivement, il peut, entre autres, être long avant d’avoir un rendez-vous, tu peux aussi trouver difficile de parler de tes symptômes au répondant ou finalement avoir à faire à un médecin trop pressé pour bien t’évaluer. Pour faciliter le processus, je te suggère d’imprimer à l’avance le formulaire approprié, ci-haut, et de l’amener avec toi à ton rendez-vous. (Certains travailleurs du système de santé ne sont pas toujours à jour dans le système). Tu pourrais même imprimer cet article pour favoriser la discussion sur le sujet. Ton répondant faxera alors la demande de service deuxième ligne au :
  3. Guichet central d’accès en santé mentale.
      • C’est la personne ou l’équipe qui reçoit toutes les demandes d’aide en santé mentale, qui donne la priorité aux demandes, et évalue le type de service psychosocial nécessaire selon les besoins de chaque individu. Dans ton cas, si tu vis à Montréal, la demande de consultation sera envoyée au programme le plus approprié, dans ton secteur. Chaque clinique du Premier Épisode est responsable d’un secteur spécifique. Tu peux prendre connaissance de la liste de la majorité des cliniques de Montréal, ici :
  4. Une fois tes références envoyées au programme ou à la clinique appropriée, cette dernière entamera sa propre procédure, mais, à ce moment, ce processus est normalement assez rapide et facile. Tu seras évalué puis orienté vers l’aide appropriée. Par exemple, voici ce qui arrive si le Guichet envoie ta requête à :
    • La clinique PEP Maisonneuve-Rosemont :
      • L’infirmière de liaison du département psychiatrique recevra la demande du guichet central et t’orientera vers le programme PEP ou même vers un autre programme, si nécessaire (si ton cas ne satisfait pas les critères et que l’on pourrait davantage répondre à tes besoins ailleurs). Normalement, il ne prendrait pas plus d’une semaine avant d’être évalué par un membre du PEP et d’accéder au programme.

 

Maintenant, question de compliquer un peu les choses, il faut noter que chaque clinique a un protocole d’admission légèrement différent l’un de l’autre, et ce malgré les efforts mis en place par la ville pour centraliser les services et l’accès aux services de santé de deuxième ligne. Bien que chacune des cliniques soit accessible par le système de guichet central, les cliniques suivantes peuvent également être contactées directement (sans référence), ce qui peut s’avérer plus facile que de passer par le service de première ligne. Tu peux les contacter directement, ces cliniques ont un mandat de recherche, ce qui leur permet de ne pas se limiter aux procédures de santé publique. Toutefois, tu dois vivre dans le secteur admissible.

  • La Clinique JAP au CHUM-Hôpital Notre-Dame :

Si tu vis dans le secteur du CSSS Jeanne-Mance, toi, tes amis ou même des membres de ta famille peuvent directement appeler à la clinique.

 

  • Le programme PEPP de l’Hôpital Douglas

Tu peux les contacter directement, si tu vis à LaSalle, Verdun, Saint-Henri, Pointe-Saint-Charles, Côte-Des-Neiges, Lachine, NDG/Montréal-Ouest, Ville Émard/Côte-Saint-Paul ou Westmount.

 

  • Le programme FEPP de l’Hôpital Général Juif

Ce programme désert NDG, Cote Saint-Luc, et le secteur autour de l’Hôpital Général Juif. Ils ne sont pas accessibles via le guichet d’accès. C’est un des programmes les plus complets, par contre leur site web est en construction. Tu peux appeler directement:

 

  • La clinique d’intervention EPIC de l’Hôpital Royal Victoria

Ce programme aussi est seulement accessible en appelant directement. Malheureusement, j’ai eu de la difficulté à trouver des renseignements sur ce programme.

    • Contact: Rhona
    • Telephone: 514-934-1934 x36178

J’ai parlé avec quelque clinique et chaque répondant a été très chaleureux, respectueux et facile d’approche. Il y a quelques étapes à franchir pour aller chercher l’aide dont tu as besoin, mais rassure-toi, cette aide existe, elle est confidentielle et elle fonctionne.

Si tu as des commentaires, suggestions, questions, ou aimerais partager ton expérience avec une Clinique Premier Épisode de Montréal, je t’invite à commenter cet article. Tu peux aussi directement m’écrire à starr@cpfdesjardins.com. Au plaisir d’avoir de tes nouvelles.

 

Voici quelques liens à propos de la psychose qui pourrait t’aider :

Get Help Early

Mind Your Mind (MYM)

http://www.psychosissucks.ca/

 


[1] If the first line provider (doctor, social worker, therapist, etc.) is unable to evaluate your symptoms, or does not refer you, then I recommend that you consult the first line people at your CLSC.

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